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" Selon une ancienne croyance, lorsque certaines personnes meurent, un corbeau ramène leur âme sur leur terre natale. Mais il arrive parfois que l'âme du défunt ne trouve pas le repos. Alors parfois, seulement parfois, le corbeau ramène cette âme sur Terre pour qu'elle arrange les choses." |
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The Crow est un aujourd'hui un véritable phénomène, personne ne peut le nier. La petite bande dessinée en noir et blanc des débuts est devenue un mythe de la culture pop avec des films, une série télé, des romans, des CD's, des expositions, une autre BD, et même une figurine à l'effigie de son héros. Derrière tous ces produits on trouve une légion de fans qui vivent et ne jurent que par leur héros languissant d'amour. La série fait l'objet de nombreuses rencontres, festivals et il y a pléthore de sites web dédiés au culte et à l'étude du jeune homme nommé Eric Draven, alias The Crow. Pour bien comprendre The Crow et la fascination qu'il exerce, il faut remonter à ses origines, c'est-à-dire à son créateur James O'Barr. Le personnage créé par O'Barr est bien sûr l'alter ego de l'auteur, car si O'Barr n'a pas le don de se jouer de la mort, tous deux ont vécu les mêmes expériences douloureuses. The Crow ( le corbeau ) est née de la tristesse de James O'BARR (artiste autodidacte) après la mort accidentelle de sa fiancée fauchée par un chauffard ivre. Il décide alors de signer pour le corps de Marines à Berlin pendant 3 ans. c'est à la fin de cette période (en 1981) qu'il commence à dessiner les premières ébauches de ce qui deviendra sa bande dessiné culte : The Crow. The Crow, la BD, est donc née de la rage de l'auteur James O'Barr devant l'injustice d'un monde où le destin pouvait, d'un coup de dés, mettre fin à une histoire d'amour en l'occurrence la sienne.
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A cette époque James O'BARR sera influencé par divers sources, le poète Français Georges Bataille, Antonin Artaud et Arthur Rimbaud, chez les écrivains par Lewis Carroll, Edgar Allan Poe et A.A. Attanasio. Mais il est surtout influencé par des musiciens comme Iggy Pop, Robert Smith (le chanteur de The Cure) et par les paroles et les musiques du groupe Joy Division et par la mort suicidaire de son chanteur Ian CURTIS. "Ses paroles ont provoqué quelque chose de très fort en moi, comme deux âmes perdues qui tentent de se rejoindre à travers un miroir" explique O'Barr. Pour le personnage d'Eric DRAVEN, James O'BARR prend model sur deux personnes : Iggy POP pour ses manières et son comportement (qui joue le rôle d'un méchant dans "The Crow, la cité des anges") et l'ancien leader du groupe Bauhaus, Peter MURPHY pour son visage. O'Barr a commencé à travaillé sur The Crow en 1981, alors qu'il stationnait à Berlin avec les Marines. Il était employé par l'armée comme illustrateur et dessinait des manuels de combat. Inspiré par des artistes comme le poète français Georges Bataille, les chanteurs Ian Curtis et Iggy Pop, et aussi par les livres de Lewis Carroll et d'Edgar Allan Poe, O'Barr créa le personnage The Crow, incarnation d'un pouvoir fantôme guidé par l'amour et la vengeance. Après huit ans de recherche pour trouver une maison d'édition, en février 1989, O'BARR publie enfin sa bande dessiné, c'est chez Caliber Press. Ils sortiront cinq albums car en 1996 sort la deuxième série qui comptera quatre albums. |
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Derrière la douleur et la peur qui règnent dans The Crow, c'est l'amour qui reste la seule lumière. Dans le volume 2, la dédicace de l'artiste est simple mais éloquente : " Pour Beverly Ann, je te retrouverai au ciel ! " Voici la vision de O'BARR sur son oeuvre : " The Crow "est, sans aucun doute, ce que j'ai fait de plus noir, de plus désespéré" Pourquoi ? Disons juste que je connais intimement la face cachée de mon âme. Et malgré le côté vengeance privée, il est étonnant que les fans soient en majorité des filles. C'est peut-être à cause du look androgyne du héros ou parce que chaque fille rêve d'un amour aussi fort que celui qui le lie à sa fiancée". The Crow d'Alex Proyas fut le premier film adapté de la bande dessinée culte en noir et blanc de JAMES O'BARR. Quand Brandon Lee mourut durant le tournage, on put avoir l'impression que la tragédie qui avait été à l'origine de ce roman graphique revenait à son point de départ. |
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